Alors que les cours du sucre sont en baisse de 25 % en 2017-2018 et se rapprochent des plus bas depuis dix ans sur le marché mondial, le groupe coopératif Tereos revendique un chiffre d’affaires de près de 5 milliards d’euros, « le plus élevé de son histoire », a souligné Alexis Duval, président du directoire, le 12 juin 2018 lors d’une conférence de presse à Paris.
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Alors que les cours du sucre sont en baisse de 25 % en 2017-2018 et se rapprochent des plus bas depuis dix ans sur le marché mondial, le groupe coopératif Tereos revendique un chiffre d’affaires de près de 5 milliards d’euros, « le plus élevé de son histoire », a souligné Alexis Duval, président du directoire, le 12 juin 2018 lors d’une conférence de presse à Paris.

Cela représente une croissance de 3 % en 1 an et de 19 % sur deux ans, grâce à une production de sucre record à 5,3 millions de tonnes qui fait désormais de Tereos le deuxième sucrier mondial derrière l’allemand Südzucker (6,2 millions de tonnes).

La croissance des ventes est également portée par des gains de part de marché en Europe et au Brésil et le développement des activités à l’exportation. 30 % des ventes étant aujourd’hui réalisées dans les pays émergents.

Une perte de 23 millions d’euros

Le résultat net est néanmoins dans le rouge, avec une perte de 23 millions d’euros contre un bénéfice de 73 millions d’euros en 2016-2017. Avant distribution des compléments de prix, aux coopérateurs, Tereos était bénéficiaire de 24 millions d’euros. Dans ce contexte, le groupe sucrier a malgré tout réitéré son ambition de payer les betteraves aux producteurs à 25 €/t pour la prochaine campagne (28,4 €/t pour 2017-2018).

Tereos a accru ses parts de marché de sucre en Europe, passant de 11 à 14 % cette année, mais il souhaite réduire sa dépendance en poursuivant sa politique de diversification, notamment dans le domaine des produits sucrants, des protéines végétales (Tereos est déjà le deuxième acteur mondial) et de l’amidon. « Tout comme l’internationalisation, la diversification est un facteur d’équilibre dans un marché cyclique comme le sucre », assure le président du directoire de Tereos. Car le groupe s’attend à ce que le marché du sucre pèse sur les résultats de ses activités sucrières françaises encore en 2019.

Le sucrier a également annoncé la production en France de sucre bio de betteraves pour les semis 2019, et de sucre bio de canne au Brésil et au Mozambique.

Nouveau programme de performance

Tereos met en place un nouveau programme de performance « Ambitions 2022 », plus « ambitieux » encore que le précédent (2015-2018) qui a apporté 140 millions d’euros de gains opérationnels (contre 100 M€ prévus). La production moyenne par sucrerie a ainsi progressé de 45 % en un an (275 000 t par usine en 2017 contre 190 000 t en 2016.

Enfin, l’ouverture du capital de Tereos est à l’étude, a indiqué Alexis Duval, sans donner plus de détails pour l’instant.

I.E.