« Il y a un double phénomène, le cours du sucre s’est effondré […] et parallèlement il n’a jamais été autant produit de betteraves et de betteraves à sucre. Donc c’est un vrai problème, il va falloir réorganiser cette filière », a déclaré le ministre sur Sud Radio.
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
27%

Vous avez parcouru 27% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

« Il y a un double phénomène, le cours du sucre s’est effondré […] et parallèlement il n’a jamais été autant produit de betteraves et de betteraves à sucre. Donc c’est un vrai problème, il va falloir réorganiser cette filière », a déclaré le ministre sur Sud Radio.

M. Guillaume a assuré que la filière française du sucre « n’est pas remise en cause », malgré la « peut-être fermeture » de sites Saint-Louis Sucre, filiale depuis 2001 de l’industriel allemand Südzucker.

« Ce matin, ce que je vais dire au président (de Südzucker, NDLR) c’est : “Vous ne pouvez pas agir comme ça, vous ne pouvez pas être un prédateur économique dans notre pays.” », a ajouté le ministre, qui recevra le dirigeant allemand avec les présidents des régions concernées.

Le gouvernement va notamment regarder « ce que ça va coûter à cette entreprise – si elle devait le faire en 2020 – de nettoyer un site », a précisé M. Guillaume.

Au-delà, le ministre a estimé que la filière française du sucre « n’est pas du tout une filière du passé ». « Il faut avancer dans la mécanisation, dans les biocarburants, dans le bioéthanol, il faut aller dans la transition énergétique », a-t-il dit. « Aujourd’hui l’agriculture, la ruralité peuvent être à la pointe de la transition énergétique et notamment pour les biocarburants », a-t-il estimé.

Saint-Louis Sucre a annoncé le 14 février la fermeture de deux de ses quatre sucreries en France en 2020 ainsi qu’une vaste réorganisation pour faire face à une baisse des cours du sucre, ce qui se traduirait par 130 suppressions d’emploi. 2 500 planteurs sont concernés.

Les sites de Cagny (Calvados), Eppeville (Somme) et Marseille sont visés. Selon les syndicats, en maintenant symboliquement une poignée d’employés sur ces sites, le groupe allemand empêche le déclenchement d’un processus de recherche de repreneurs.

AFP