La Coordination rurale dénonce la prise de « libertés inacceptables sur les adhésions syndicales » au sein de la filière de la semence. Dans un communiqué du mercredi 11 mai, le syndicat s’interroge sur « un prélèvement d’une cotisation professionnelle Fnams de 8,45 € par hectare » que les producteurs de semences fourragères ont pu découvrir sur leur dernière facture de vente.

Le syndicat précise que, « n’ayant manifesté aucune volonté d’adhérer au syndicat Fnams, section semencière de la FNSEA, les agriculteurs considèrent que leurs seules obligations vont à l’égard du semencier avec qui ils ont signé un contrat de production ».

Pour la CR, « aucune transaction commerciale ne saurait être subordonnée à une quelconque appartenance syndicale ». Il propose une lettre type aux agriculteurs, à envoyer à leur établissement semencier pour leur demander le remboursement des sommes prélevées.

« Une cotisation votée par le conseil d’administration »

De son côté, la Fnams répond que « les montants des cotisations sont votés annuellement par le conseil d’administration. L’information [de cette cotisation] est faite au travers de la revue Bulletin Semences à laquelle une majorité des agriculteurs producteurs de semences fourragères est abonnée et vers les établissements semenciers qui sont en lien avec les réseaux de multiplicateurs. »

La Coordination rurale s’était déjà alarmée face à un appel de fonds de 75 €/ha lancé par le Gnis et la Fnams, que le syndicat qualifié de « cotisation volontaire non obligatoire ». Sur ce point, la Fnams répond « Nous comprenons parfaitement le mécontentement de certains agriculteurs, qui reçoivent l’appel à contribution relatif au nouvel accord interprofessionnel dans un contexte économique très tendu. »

Michel Vitu, vice-président de la section fourragère du Gnis et vice-président de la Fnams interviewé dans le Bulletin semences déclare : « Nous devons maintenir les conditions d’une compétitivité de notre sélection et de notre production sur le sol français et ce retour financier vers les obtenteurs devrait y contribuer modestement. » Les deux organismes « s’efforcent de répondre aux appels des multiplicateurs pour leur expliquer le contour de cet accord, basé sur le volontariat ».

Tanguy DhelinJournaliste web