En effet, dans le cadre du contrat de solutions pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, l’UFS est partie prenante de l’axe de l’« amélioration des plantes ». « L’amélioration des plantes contient beaucoup de clés pour lutter contre les stress biotiques et abiotiques », soutient Franck Berger.
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En effet, dans le cadre du contrat de solutions pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, l’UFS est partie prenante de l’axe de l’« amélioration des plantes ». « L’amélioration des plantes contient beaucoup de clés pour lutter contre les stress biotiques et abiotiques », soutient Franck Berger.

Transition agroécologique

Par ailleurs, l’UFS a été sollicitée par l’Inra pour le programme de recherche public visant « à accélérer la transition agroécologique par la réduction des pesticides dans l’agriculture. Dans ce programme d’une durée de cinq à sept ans, l’UFS sera copilote du défi portant sur le développement des espèces et des variétés « permettant la reconception des systèmes et la transition agroécologique ».

« L’UFS est appelée à apporter sa contribution sur ces sujets car il y a une prise en compte forte pour dire que l’amélioration des plantes est le plus grand levier pour répondre aux questions posées par les agriculteurs et la société, insiste Claude Tabel, vice-président de l’UFS. Encore faut-il avoir les outils nécessaires pour répondre à ces défis. » Et de regretter l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne sur la mutagénèse le 25 juillet dernier.

L’arrêt de la CJUE est un frein à l’amélioration variétale

L’UFS considère qu’il s’agit d’un frein à la recherche pour l’amélioration végétale en Europe. « Cela a choqué nos entreprises, explique Franck Berger, car il ne sera pas possible pour elles de mettre sur le marché des plantes issues des technologies modernes d’amélioration des plantes comme l’édition génomique. »

Il évoque une « forte mobilisation des scientifiques européens pour protester auprès de la Commission européenne contre cette mesure, davantage qu’à l’époque où les OGM sont sortis. » Selon l’UFS, la directive 2001/18 (qui réglemente la mise sur le marché des OGM, est inapplicable en l’état. Elle appelle ainsi à la réécriture d’une nouvelle annexe sur les modalités techniques s’appliquant aux plantes issues de l’édition génomique.

La loi sur l’alimentation, une facture de 450 M€ pour le secteur semencier

Autre inquiétude pour l’UFS : les conséquences pour le secteur de l’article 83 de la loi EGAlim qui interdit la production, le stockage et la circulation des produits phytos qui ne seraient plus homologués au niveau européen à partir de janvier 2022. Autrement dit : les semenciers français ne pourront plus à partir de cette date exporter hors de l’Union européenne, des semences multipliées et enrobées avec des produits de traitement de semences interdits en France. L’UFS a chiffré à 450 millions d’euros l’impact financier pour la filière et craint un différentiel de compétitivité.

Le syndicat des semenciers a par ailleurs annoncé la création d’ici à la fin de l’année d’un comité des enjeux sociétaux dans le cadre du plan de filière interprofessionnel défini par le Gnis (Groupement interprofessionnel des semences et plants) à la suite des États-généraux de l’alimentation. Il serait composé de personnes indépendantes du secteur semencier.

I.E.