Le bénéfice net de l’entreprise a tout de même augmenté de 6,6 %, à 1,46 milliard de dollars, entre janvier et mars, période correspondant au deuxième trimestre de son exercice décalé de 2018-2019, détaille le groupe dans un communiqué ce 5 avril 2018. Le chiffre d’affaires a reculé de 1 %, à 5,02 milliards de dollars, contre 5,34 milliards prévus. En cause notamment : le recul de 6 % de ses ventes de semences de maïs, qui représentent plus de la moitié du revenu du groupe.

Plus de semences de soja et de glyphosate

Ce repli a été en partie compensé par la progression des commandes de semences de soja ainsi que par l’augmentation des ventes de glyphosate grâce, selon Monsanto, à un meilleur prix. « Malgré des conditions économiques difficiles pour les agriculteurs, on est parvenu à dégager un deuxième trimestre solide et nous continuons à faire attention à la mise en œuvre de notre stratégie », commente le PDG du groupe, Hugh Grant, dans le communiqué.

Le groupe mise notamment sur l’adoption à grande ampleur de nouvelles semences de soja et de coton génétiquement modifiés pour résister à l’herbicide dicamba. « Trois ans à peine après leur mise sur le marché, les agriculteurs américains s’apprêtent à en semer environ 50 millions d’acres (20 millions d’hectares) » cet été, soit « presque le double de l’an dernier », a remarqué Brett Begemann, directeur opérationnel du groupe.

Le groupe se félicite par ailleurs d’avoir récemment obtenu le feu vert des autorités de la concurrence de la Commission européenne, de la Chine et du Brésil à son rachat par Bayer, annoncé en septembre 2016. Il se dit « confiant en la capacité des entreprises à obtenir les approbations nécessaires au cours du deuxième trimestre de 2018 ».

AFP