Jeudi 29 novembre se tiendront les Rencontres oléopro organisées par la filière des huiles et des protéines végétales. Pour cette première édition qui se veut « réplicable », Arnaud Rousseau, président de la FOP et d’Avril Gestion, Sébastien Windsor, président de Terres Inovia, et Antoine Henrion, président de Terres Univia, se sont fixé pour objectif de présenter...
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Jeudi 29 novembre se tiendront les Rencontres oléopro organisées par la filière des huiles et des protéines végétales. Pour cette première édition qui se veut « réplicable », Arnaud Rousseau, président de la FOP et d’Avril Gestion, Sébastien Windsor, président de Terres Inovia, et Antoine Henrion, président de Terres Univia, se sont fixé pour objectif de présenter « les solutions innovantes aux défis de demain ». Sont conviés des agriculteurs de tous horizons, des parlementaires, les partenaires, des ONG…

Des mesures concrètes

Le titre de la journée est « Accélérateur de solutions. » Arnaud Rousseau en a expliqué les raisons : « La ferme France perd des places dans la compétition avec ses concurrents européens et mondiaux. Une première phase de diagnostic est importante : en quoi cette filière contribue-t-elle à apporter des solutions aux niveaux agricole, des interprofessions mais aussi de la filière industrielle ? Demain seront présentées [lors d’ateliers et tables rondes, NDLR] les mesures concrètes qu’apporte la filière en termes de changement climatique, d’accompagnement des modèles de production ou d’animation des territoires… »

Il a cité le cas de l’Oléo100, un nouveau carburant 100 % renouvelable pour les flottes captives, le contrat de solutions qui vise à améliorer les productions oléoprotéagineuses, etc. À cela, Sébastien Windsor a rappelé : « Nous avons trouvé des solutions et accompagné une filière durable qui bénéficie tant aux consommateurs qu’aux producteurs. Pour exemple, sur 1 ha de colza on utilise moitié moins d’engrais azoté qu’il y a 20 ans. On n’a pas attendu d’avoir des injonctions pour être acteur de progrès ! Ce qui permet d’une part une réduction des coûts pour l’agriculteur et une diminution des rejets d’azote dans l’eau et l’atmosphère. »

Le ministre est attendu

En fin de journée, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, répondra aux questions de la filière. « Qu’est-ce que la France veut faire de son agriculture et de ses filières ? La France a-t-elle encore l’agriculture dans le viseur de sa souveraineté en tant qu’État ? se demande Arnaud Rousseau. Les questions se posent tant au niveau agricole que dans le cadre de la structuration des filières industrielles. L’agroalimentaire français souffre, bien qu’au Sial des potentiels énormes en termes de R&D et d’exportation soient présentés. Mais on a aussi de plus en plus d’entreprises étrangères et on observe que la France est en peine sur un certain nombre de sujets. »

D’autres points seront abordés avec le ministre comme la capacité de la grande distribution à faire ruisseler de la valeur ajoutée vers les exploitations agricoles. « C’était le postulat de départ du président de la République dans le cadre des États-généraux de l’alimentation », poursuit le président de la Fop. Autres sujets à l’ordre du jour : le modèle agricole (« on nous demande des choses parfois atteignables ou complètement irréalistes »), les moyens de production avec les semences issues de la mutagenèse avec notamment les VTH, la question de l’eau (et des Assises), les phytosanitaires, etc.

« Veut-on continuer à avoir des entreprises qui investissent dans l’agroalimentaire français, comme le fait le groupe Avril ? Préfère-t-on, des produits importés avec des standards de qualité qui ne répondent ni aux attentes sociétales ni au changement climatique ? » Sans parler des distorsions de concurrence. Ou peut-être que si… ce serait intéressant d’entendre le ministre sur ce vaste sujet qui touche l’agriculture française dans sa globalité. Et de montrer qu’il est « cohérent et courageux », conclut Arnaud Rousseau.

I. La.