« Les prix du blé tendre diminuent de 0,7 % sur un mois et de 10,5 % sur un an en raison de la baisse du dollar face à l’euro et de perspectives de production meilleures que prévues aux États-Unis », détaille la note de l’Insee publiée ce 6 mars 2018. Depuis, la situation climatique aux États-Unis a évolué et inquiète aujourd’hui les opérateurs.

Le maïs et les oléagineux aussi

Quant au maïs, les cours se replient de 2,2 % sur un mois et de 10,8 % sur un an. Les oléagineux n’échappent pas à la tendance baissière : –3,8 % sur un mois et –18,4 % sur un an. Du côté des végétaux toujours, les prix des légumes chutent de 23,4 % sur un an à cause du chou-fleur et de la salade. Ceux des fruits frais bondissent de 15,5 %, tirés par les kiwis, clémentines, pommes et poires.

La baisse est aussi de rigueur du côté des animaux (–1,2 %). Les prix des porcins baissent à nouveau sur un mois (–2,7 %) et accentuent leur recul sur un an (–13,5 %). Ceux des gros bovins se replient pour le troisième mois consécutif (–1,2 %). Quant aux œufs, leurs tarifs se tassent de 12,6 % entre décembre et janvier mais restent supérieurs de 67,7 % à janvier 2017.

L’énergie plus chère

Quant aux intrants, leurs prix augmentent de 0,9 % sur un mois en janvier 2018. « Les prix de l’énergie rebondissent : +4,3 % après –0,1 % en décembre (+6,5 % sur un an après +2,0 %). Les engrais et amendements se renchérissent de 0,7 % sur un mois tandis que les prix des aliments augmentent de 0,5 %. Les prix des biens d’investissement sont quasi stables en janvier (–0,1 %) et augmentent de 2,7 % sur un an. »

(1) Institut national de la statistique.

Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

Le blé européen se stabilise au-dessus des 207 €/t

Les prix du blé restaient élevés vendredi en milieu de journée, après une forte progression jeudi due aux perspectives de reprise des exportations américaines et d’éventuelle réduction de celles de blé russe.