Au 1er juillet 2017, la production nationale de pommes laisse présager une baisse de 8 % par rapport à la récolte de 2016. Dans une note de conjoncture d’Agreste publiée le 12 juillet 2017, le ministère de l’Agriculture rappelle que des épisodes de gel ont frappé de nombreuses régions productrices, en avril. Dommage, car la floraison était initialement abondante.

La récolte de 2017 pourrait être l’une des plus petites depuis 10 ans et s’accompagnerait d’une grande variabilité des volumes entre parcelles. « Des incertitudes fortes entourent ces premières estimations en raison notamment de possibles tris au moment de la récolte, résultant de défauts visuels provoqués par le froid », tempère la note.

Dans l’attente du début de la campagne de 2017-2018, à partir d’août 2017, le ministère s’en tient à l’analyse de la campagne de 2016-2017. Il s’attend à un indice de chiffre d’affaires en déclin. « Cette baisse touche aussi bien l’Union européenne (–11 %) que les pays tiers (–35 %), notamment certains pays du Maghreb et du Moyen-Orient (Algérie, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis) », indique-t-il. De septembre 2016 à juin 2017, le chiffre d’affaires national perd 1 % sur un an. Un recul modéré qui s’explique par des prix en hausse, compensant partiellement la diminution des quantités produites.

Le cru de 2016 pénalisé par la sécheresse

En 2016, 1,5 million de pommes ont été produites, soit un recul de 6 % par rapport à l’année précédente.

La granny encaissait une perte de 18 % de sa production et la golden, 8 %. « La sécheresse exceptionnelle de la fin d’été a, en outre, accentué la baisse de la production dans la majorité des zones productrices », rappelle la note.

Sur la période d’août 2016 à mai 2017, les exportations françaises de pommes ont chuté de 19 % par rapport à la même époque un an plus tôt.