Ce sont les épisodes de gel en avril qui expliquerait ce repli par rapport à la récolte déjà faible de 2016. La canicule a également pu limiter le calibre et la coloration des fruits. « À la fin de septembre, dans les régions méridionales, les récoltes, en avance, sont presque achevées », détaille le ministère dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 11 octobre 2017.

En avance de 10 jours

Sur le plan commercial, la campagne de 2017-2018 a commencé en août par le Sud-Est, en avance de 10 jours. La concurrence de la pêche et du raisin a limité l’activité. « À l’exportation, la demande est également réservée, freinée par la présence de stocks de pommes européennes ou de l’hémisphère Sud, qui retardent les ventes. »

La France n’échappe pas à la tendance avec, à la fin de la campagne de 2016-2017, des stocks supérieurs de 18 % à ceux de la précédente. Septembre marque un tournant avec la fin de saison des fruits à noyaux et du melon. « La demande se déplace sur les fruits à pépins, notamment la pomme, favorisée par des mises en avant ou des actions promotionnelles en grandes surfaces. » Les cours dépassent de 6 % ceux de 2016 et de 4 % ceux de la moyenne de 2012 à 2016.

Chute en Europe

Au niveau européen, « Prognosfruit prévoit en 2017 une production de pommes en chute comparée à celle de 2016, –21 %, et à la moyenne de 2012 à 2016, –19 %. Il s’agirait de la plus petite récolte européenne de pommes depuis 10 ans. Le gel aurait notamment occasionné des pertes en Italie, Allemagne, Belgique et Pologne. Les productions des variétés Golden (

–18 % sur un an) et bicolores seraient principalement concernées par cette baisse. La variété Gala serait moins touchée (–3 %). »