Selon le NEPG, Groupement des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen, la récolte de pommes de terre de consommation en 2017 serait d’environ 27,9 millions de tonnes. C’est-à-dire en augmentation de 11,5 % par rapport à sa moyenne quinquennale et de 13,5 % par rapport à l’an dernier. C’est la conséquence d’une augmentation des surfaces dans les cinq pays (Belgique, Allemagne, France, Pays-Bas et Grande-Bretagne) et d’un rendement moyen estimé aujourd’hui à 48,2 t/ha, en hausse de 2,9 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Qualité au rendez-vous

Le NEPG note qu’en dépit des difficultés généralement observées au début du cycle de la culture, les végétations se sont ensuite rattrapées et la qualité devrait être au rendez-vous. Seuls quelques problèmes sont parfois signalés, sur certaines variétés comme la bintje, mais pas uniquement (phénomène de repousses, apparition de mildiou).

De même, la teneur en matière sèche est généralement basse aux Pays-Bas, ce qui n’est pas le cas en France. Une matière sèche plus faible impacte le rendement industriel, et engendre un besoin supplémentaire en matière première pour un volume identique de produits finis.

Une demande haussière

Le NEPG estime que les niveaux de prix actuellement pratiqués vont dans le sens d’une offre plus abondante attendue dans les prochains mois. « La comparaison avec 2014 n’est pas réaliste, puisque la demande en pommes de terre destinées à la transformation a augmenté de 1,5 million de tonnes depuis. De plus, l’exportation de produits finis vers les pays tiers (hors de l’Union européenne) a continué à se développer sur ces derniers mois, malgré une parité monétaire moins favorable, et il reste un facteur important pour expliquer la demande haussière en pommes de terre », explique le NEPG dans un communiqué du 15 septembre 2017.

Les flux supplémentaires de pommes de terre, aux Pays-Bas comme en Allemagne, devraient être orientés vers les industries féculières et l’alimentation animale. « L’expérience nous montre que dans des années où les prix sont (très) bas, il y a plus de tares et de dégagements », conclut le NEPG, qui affinera les chiffres de la récolte dans les prochaines semaines.

A.M.