Dans une note d’infos rapides diffusée ce 8 septembre 2016, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, constate qu’après un début de campagne en 2016-2017 lent, « la demande s’active en août tant sur le marché intérieur que vers l’Europe. Les cours au début de la campagne des poires d’été (Guyot) sont très soutenus, conséquence d’une production déficitaire et d’une bonne demande ».

Une récolte en baisse de 8 %

Au 1er septembre 2016, le ministère estime la production de poires de table à 130 000 t. « La récolte de 2016 pourrait diminuer de 8 % comparé à 2015 et de 7 % à la moyenne sur cinq ans, détaille Agreste. Ce recul est essentiellement imputable à la chute prévue de la production de poires d’été, notamment guyot (–17 %) en Provence et dans le Languedoc, affectées lors de la floraison, et de la nouaison par des conditions climatiques défavorables. »

Dans la Région Paca, entre le manque de froid de cet hiver et les intempéries du printemps, les rendements sont en berne, notamment celui de la variété guyot estimé en baisse de 25 % sur un an. Ensuite, ce sont les fortes chaleurs qui ont ralenti le grossissement des fruits. Dans le Languedoc-Roussillon aussi, la récolte s’annonce en retrait, de 13 % sur un an, là encore à cause des épisodes de gel et de fortes précipitations qui ont impacté la floraison, notamment en guyot.

Retard de végétation

Dans les Pays de la Loire, « la végétation accuse un retard d’une semaine, décrit Agreste. Les surfaces reculent sensiblement, notamment en variété william’s. Pour les différentes variétés, les rendements prévus sont supérieurs à ceux de 2015, particulièrement réduits. Les calibres sont prévus de plus faible taille. En Aquitaine, la production est révisée à la hausse depuis la dernière prévision, les fruits de william’s ayant pris du calibre. »

Dans la Région Centre, la production reculerait de 5 % sur un an. Là encore, c’est la conséquence du « climat frais, humide et des inondations de fin de printemps. Les premières récoltes, en retard, commencent fin août en william’s. » Dans le Rhône-Alpes, la production pourrait dépasser celle de l’an dernier, mais la récolte est en retard d’une semaine sur un an.