Interrogé au Grand Jury RTL-Le Figaro-TF1/LCI, Didier Guillaume a rappelé que 53 700 Français ont répondu à la concertation lancée par le gouvernement sur les zones de non-traitement. « Nous sommes en train de faire le point sur cette concertation et le Premier ministre, dans les semaines qui viennent, début décembre, annoncera la position du gouvernement », a-t-il déclaré.

Le gouvernement « s’appuiera sur la science »

« C’est le Conseil d’État, pas le gouvernement, […], qui nous dit : “Vous ne protégez pas assez les Français”. Sur quoi nous appuyons-nous ? Nous avons deux solutions : sur de la politique politicienne, sur des arrêtés illégaux pris par des maires. Ça s’appelle de l’obscurantisme. Soit nous nous appuyons sur la science. Le choix du gouvernement a été de s’appuyer sur une autorité indépendante, l’Anses, l’Agence de sécurité sanitaire. »

Cette position « s’appuiera sur la science » et « sur la discussion locale », a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, la base du gouvernement, c’est 10 mètres et 5 mètres : 10 mètres pour les cultures hautes et 5 mètres pour les cultures basses », a-t-il rappelé. L’arrêté qui sera pris par le gouvernement « prévoira des cas en fonction de la concertation locale », a ajouté le ministre.

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« S’il faut faire 20 mètres à certains endroits, on fera 20 mètres à certains endroits » et « s’il y a une concertation qui arrive à 100 mètres, ce sera 100 mètres », a-t-il ajouté. Sur la suppression du glyphosate, Didier Guillaume a rappelé que la décision a été prise pour 2021, « sauf qu’on ne laissera aucune filière sans solution. […] Il y aura forcément des dérogations là où il n’y a pas de solution », a-t-il poursuivi.

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E.R. avec l’AFP