La volonté de Michel-Edouard Leclerc de « déclarer » la « guerre aux pesticides » dans ses magasins est fustigée par le collectif Sauvons les fruits et légumes de France. Dans un communiqué du 12 décembre 2016, le collectif dénonce « les trois aveuglements du géant de la grande distribution ». Concernant le comité scientifique proposé par le patron de l’enseigne pour ses centres commerciaux, le collectif répond : il « existe déjà », c’est Aprifel (Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes).

Les bonnes pratiques balayées

Le collectif Sauvons les fruits et légumes critique aussi la façon dont le distributeur « balaye d’un revers de main les bonnes pratiques développées par les instituts techniques depuis tant d’années ? Comment oublier les efforts réalisés par les producteurs dans le cadre du plan Ecophyto ? » s’interroge le Collectif alors que M-E Leclerc veut « valoriser des pratiques alternatives ».

« Quant au durcissement du cahier des charges qualitatif du groupement d’achat de Leclerc », le collectif se demande « pourquoi vouloir durcir des contraintes alors que les cahiers des charges auxquels se soumettent les paysans existent déjà et sont nombreux ». « Céder au chantage des ONG, c’est mettre la main dans un engrenage qui ne peut que les encourage à aller plus loin encore dans les exigences », estime-t-il.

Un premier pas pour Greenpeace

En tout cas, le plan d’action de Michel-Edouard Leclerc est bien accueilli par Greenpeace qui, dans un communiqué paru le 13 décembre 2016, considère qu’il « s’agit d’un premier pas qui, s’il est traduit en actes, pourrait constituer une avancée significative face à l’enjeu sanitaire et environnemental majeur des pesticides ».

Si « Leclerc semble enfin prendre ses responsabilités », Greenpeace demande que la version finale du plan annoncé par le distributeur « inclue des mesures concernant l’élimination progressive des molécules les plus dangereuses pour la santé et l’environnement ». Selon l’organisation, « cela doit se faire en accompagnant les agriculteurs – au travers d’un soutien technique, voire financier, ainsi que par la mise en place d’une sécurité contractuelle pendant la période de transition ».

I.E.