Pour le Modef des Landes, le dispositif des zones de non-traitement (ZNT) est mis en place « dans le but de calmer les tensions entre agriculteurs et riverains et non de protéger plus efficacement les habitants ». Dans un communiqué du 24 mars 2020, le syndicat annonce qu’il ne signe pas le projet de charte « riverains » qui est entré en consultation ce même jour.

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Compensation de l’État

Le Modef estime qu’il « revient à l’État de définir ces distances pour fixer un cadre clair » et compenser les pertes économiques, en l’absence de conditions fixées dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) des pesticides. Le syndicat « croit à l’efficacité d’un dialogue entre agriculteurs et populations non agricoles mais sous conditions », à savoir « en amont des crispations, et à une échelle locale ».

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« Le Modef constate que la charte a un effet pervers dans la mesure où elle fait porter la responsabilité sur les “mauvaises pratiques” des agriculteurs alors que le problème est bien l’absence de consignes définies par une AMM ou une autorité sanitaire légitime et indépendante », insiste le syndicat.

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H.P.