Un projet de loi est en effet en discussion au gouvernement : celui-ci propose, selon la journaliste correspondante à São Paulo, que « le ministère de l’Agriculture, ayant jusqu’ici un droit de regard équivalent à ceux de la Santé et de l’Environnement, deviendrait souverain pour l’homologation de produits chimiques ». Autre mesure : l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles (Ibama) et l’Agence brésilienne de réglementation de la santé (Anvisa) n’auraient « qu’à tamponner » les études et analyses de risques réalisées par les entreprises phytos ou par des tiers.

Soutien des parlementaires brésiliens

Si ce projet a été accepté en commission spéciale le 25 juin, il doit encore être validé par les députés et les sénateurs pour entrer en vigueur. Bien qu’aucune date n’ait été fixée pour ces étapes, il semblerait que le texte ait de grandes chances d’être voté : d’après Le Monde, les agriculteurs et l’agronégoce sont soutenus par une majorité de parlementaires.

Le rapporteur du projet de loi explique que ce texte permettra de maintenir la compétitivité du Brésil sur le marché international, en s’alignant sur ce qui se pratique dans les autres pays. Sur place, ONG et militants dénoncent, quant à eux, un texte qui va à l’encontre des attentes sociétales, et s’inquiètent des risques pour la santé humaine qui pourraient en découler.

H.P.