« Les résultats de l’étude menée à ce sujet par l’OSAV se recoupent avec ceux des évaluations des risques réalisés par des organisations internationales, détaille le Conseil fédéral dans son communiqué de presse. Les résidus de glyphosate dans les denrées alimentaires analysées ne présentent pas de risque de cancer. En conséquence, aucune mesure ne s’impose sous l’angle sanitaire. » Et de rappeler que « la Suisse interdit le traitement des champs avec du glyphosate juste avant la récolte ».

60 % des échantillons sans résidu

Ce rapport repose sur l’analyse de 243 échantillons de denrées alimentaires prélevés dans le commerce de détail en Suisse. Il s’agissait principalement de produits céréaliers et de légumineuses. « 60 % de ces échantillons ne contenaient pas de glyphosate, observe le Conseil fédéral. Les échantillons restants en contenaient mais dans des concentrations très faibles et bien inférieures à la limite maximale admise. Par conséquent, ces aliments ne présentent pas de danger pour la santé. »

Le Conseil fédéral insiste sur le fait que « c’est la concentration de résidus qui est déterminante pour évaluer le risque pour la santé du consommateur ». Et de considérer que « les concentrations mesurées [par l’OSAV] sont si faibles qu’elles ne présentent pas de danger pour la santé du consommateur. Le Conseil fédéral partage donc l’avis de l’Union européenne et d’autres autorités internationales. À la fin de novembre 2017, les états membres ont prolongé de cinq ans l’autorisation du glyphosate. »