Symboliquement, le Semaine pour les alternatives aux pesticides démarre au moment de la reprise des épandages de printemps. Chaque année, de nombreux événements sont programmés sur tout le territoire national, dans le but d’informer le grand public sur les enjeux environnementaux et sanitaires des produits phytosanitaires, et promouvoir les alternatives possibles. Du 20 au 30 mars, la 12e édition proposera ainsi des conférences, projections de films, concours de dessins, visite de fermes, formations au « zéro phyto » dans les communes…

Interpeller les candidats à la présidentielle

« Même si l’agriculture biologique est en plein essor, la consommation de pesticides reste toujours élevée, en témoignent les chiffres du plan Ecophyto », a déclaré Nadine Lauverjat, de Générations Futures lors d’une conférence de presse le 16 mars. « Pourtant, de plus en plus d’articles scientifiques accablants sont publiés sur les pesticides », déplore-t-elle.

À quelques semaines des élections présidentielles, l’événement vise aussi à interpeller les candidats sur ces questions. « Certains comme Benoît Hamon se sont positionnés de manière claire en faveur de l’agroécologie, constate Nadine Lauverjat. Pour d’autres, l’agriculture intensive reste la seule solution. » Le 30 mars, la soirée de clôture de la semaine sera en partie consacrée au bilan des programmes des candidats.

Une cinquantaine d’organisations nationales et internationales soutiennent le réseau. Cette année, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a rejoint l’événement. « La FCPE compte 300 000 adhérents, qui sont un relais important auprès des familles », indique François André, responsable départemental des Yvelines.

Générations Futures profite également de cette occasion pour lancer sa nouvelle brochure pédagogique sur les alternatives aux produits phytosanitaires, à destination des collectivités et des jardiniers amateurs.

A.M.