La ministre de l’Environnement a rappelé hier, le 20 décembre 2016, et pour la troisième fois depuis mai, son désaccord avec les critères de définition des perturbateurs endocriniens (PE) proposés par la Commission européenne à Jean-Claude Juncker, son président.

Pour une catégorisation selon le niveau de certitude

Dans une lettre qu’elle lui a adressée hier, elle demande que la Commission engage « dès maintenant une réflexion globale […] pour la mise en place d’une catégorisation des PE (qu’ils soient avérés, présumés ou suspectés), […] et non plus uniquement pour les pesticides ».

La ministre rappelle aussi au président de la Commission que, selon l’Endocrine Society, qui rassemble 18 000 chercheurs et cliniciens internationaux, la définition actuellement envisagée exige « un niveau de certitude scientifiquement presque inatteignable ».

Un recul de l’Union européenne

En considérant les « critères d’exclusion des substances actives […] qui ont des propriétés de perturbation endocrinienne », dénoncés hier par Générations futures, Ségolène Royal estime qu’« adoptée en l’état, cette action marquerait un recul dans l’action de l’Union européenne ».

A.Cas.