Le projet de définition des perturbateurs endocriniens (PE), adopté par la Commission européenne le 4 juillet, a été retoqué le 28 septembre 2017 par la commission de l’environnement du Parlement européen. Deux députés ont déposé une objection, « au motif que la Commission a outrepassé ses compétences d’exécution en modifiant un élément régulateur essentiel de l’acte de base ». Cette objection a été adoptée par une majorité des eurodéputés.

Des eurodéputés déçus

« Nos concitoyens ne peuvent pas comprendre que des considérations juridiques ou institutionnelles priment sur la nécessité de protéger la santé publique, regrettent dans un communiqué Françoise Grossetête et Angélique Delahaye, députées du Parti populaire européen. Cette définition est fondamentale et nous en avons besoin aujourd’hui, nous ne pouvons plus attendre ! »

Les deux eurodéputées estiment que « la gauche et les Verts retardent l’application des critères d’identification » des PE, alors que cette définition est attendue depuis des années.

Générations Futures soulagée

Pour Générations Futures, qui considère comme insuffisants les critères adoptés par la Commission européenne pour identifier les PE, cette posture du Parlement européen est une victoire.

« Nous nous réjouissons de la lucidité d’une majorité des eurodéputés de la commission environnementale du Parlement européen qui s’opposent à cette proposition de la Commission européenne qui n’est pas acceptable en l’état. En effet, cette proposition ne permettra de protéger la santé des Européens », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures dans un communiqué.

Un nouveau vote doit avoir lieu le 3 octobre en session plénière.

A.M.