En juin dernier, la Commission européenne proposait des critères de définition des PE (perturbateurs endocriniens). Pour qu’ils soient validés, il faut qu’une majorité qualifiée (1) des États-membres l’avalise. Cette majorité n’ayant pas été obtenue hier, le 21 décembre 2016, le vote a été reporté.

« Des nouvelles discussions nécessaires »

« La Commission a pris note des positions des États membres sur les critères proposés pour identifier les perturbateurs endocriniens », a déclaré hier Enrico Brivio, porte-parole de la Commission européenne pour les questions de santé et d’environnement. De plus, la Commission « a reconnu que de nouvelles discussions étaient nécessaires et fera tout ce qui est possible pour faire avancer la proposition qui garantirait une meilleure protection de la santé des citoyens ».

Malgré les presque trois ans de retard pour définir les critères permettant de considérer une molécule comme PE, la Commission dit rester « déterminée à respecter ses obligations et à réfléchir à la meilleure voie à suivre pour les textes relatifs aux produits phytopharmaceutiques et aux biocides ».

Une « bonne nouvelle » pour Générations Futures

Le recul forcé de la Commission « témoigne du fait que la pression des citoyens, ONG et scientifiques ainsi que certains États Membres (France, Suède en premier lieu) aura porté », déclarait François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, dans un communiqué. Selon lui, une pression forte sur la Commission « ainsi que sur certains pays (dont l’Allemagne) qui sont prêts à brader la santé des Européens au profit d’intérêts économiques de certains industriels » est à maintenir.

A.Cas.

(1) La majorité qualifiée correspond à un minimum de 55 % des États membres et de 65 % de la population européenne.