Au 1er juillet 2017, la production annuelle de pêches, nectarines, brugnons et pavies est estimée à près de 215 000 tonnes. Soit un niveau supérieur de 4 % à celui de l’an dernier. Ces données sont tirées de la dernière note Agreste du ministère de l’Agriculture, publiée en juillet 2017. Le gel du mois d’avril n’a eu que peu d’impact sur les vergers, dont les arbres sont fournis dans toutes les principales régions de production.

En Europe, le Medfel prévoit une récolte haussière de 12 % par rapport à celle de 2016. La production espagnole gagnerait 10 % sur un an, celle de la Botte pourrait monter de 7 %, et la récolte grecque bondirait de 49 %, après une succession d’années déficitaires.

Consommation dynamique

La campagne de commercialisation a débuté à la fin de mai, en avance par rapport à l’an passé, avec une forte concurrence espagnole sur les étals. Les températures estivales de juin ont favorisé la consommation, permettant la fluidité du marché. Mais dans certains bassins, notamment dans le Roussillon, des stocks se forment.

« Pour l’heure, les fruits sont majoritairement constitués de petits calibres, indique le ministère. Les prix à la production sont inférieurs de 10 % sur un an. Néanmoins en raison de l’avance de la mise sur le marché, évaluée à 15 jours par rapport à 2016, le chiffre d’affaires national est, pour le premier mois de campagne, en hausse de 3 % par rapport à 2016. »

Une année 2016 plus tendue

Le ministère rappelle qu’en 2016, le chiffre d’affaires national était stable, dans un contexte de production en baisse, en raison des épisodes de grêle et d’une baisse des surfaces. La tendance était sensiblement la même chez nos concurrents européens, à la suite de conditions climatiques défavorables. Conséquence principale de ce repli de la production, les cours de 2016 ont été soutenus, et affichaient 5 % de plus qu’en 2015. Quant aux exportations, elles ont reculé de 12 %, notamment vers l’Allemagne.