« Portons l’ambition d’un plan protéine qui dépasse le cadre de la Pac », a annoncé Arnaud Rousseau, le président de la Fop (Fédération des producteurs d’oléoprotéagineux) lors de l’assemblée générale de l’organisation le 24 janvier 2018. Pour lui, l’enjeu de la protéine est mondial et doit être réfléchi dans l’optique de l&rsquo...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
19%

Vous avez parcouru 19% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

« Portons l’ambition d’un plan protéine qui dépasse le cadre de la Pac », a annoncé Arnaud Rousseau, le président de la Fop (Fédération des producteurs d’oléoprotéagineux) lors de l’assemblée générale de l’organisation le 24 janvier 2018. Pour lui, l’enjeu de la protéine est mondial et doit être réfléchi dans l’optique de l’évolution des pratiques alimentaires. « Le futur, il ne faut pas seulement vouloir le prédire, il faut le construire », a-t-il assené dans son premier discours de conclusion.

Ne pas lâcher la valeur ajoutée

D’un point vu pratique, il veut que les mots « plan protéines » rime avec un projet plus large que les aides européennes et les 50 millions d’euros octroyés chaque année. Une ambition confirmée un peu plus tard par le député de LREM, Jean-Baptiste Moreau. « Il y aura aussi des financements français pour l’aspect protéine du plan de filière », indique ce dernier.

Mais comment valoriser la protéine à destination de l’alimentation animale ? C’est l’une des questions qui est revenue dans la salle. Question d’autant plus pertinente que la culture du soja se développe dans l’Hexagone et que la demande pour un approvisionnement au niveau national et sans OGM se développe de plus en plus.

Valoriser l’alimentation animale non-OGM

Pour les élus de l’association spécialisée (AS), il faut une vraie structuration de la filière en concertation avec les AS d’élevage. D’ailleurs, Arnaud Rousseau explique que le FASO (1) étudie actuellement les potentiels et limites de la production de protéine non-OGM en France. « On veut éviter un développement erratique où chacun sur le territoire pense qu’il a une bonne idée », explique-t-il. « Il faut qu’on ait le temps de bien structurer la filière sinon toute la valeur ajoutée va nous échapper. »

Les choses bougent également sur les aspects techniques. « Il y a un enjeu important dans cette filière. On essaie d’augmenter le taux de protéine de nos productions pour s’adapter aux marchés de l’alimentation animale. Dans toutes nos recherches, on va vers cela », analyse Bernard de Verneuil, membre du bureau de la Fop.

Développer les légumes secs

La Fop n’en oublie pas les enjeux de la protéine à destination de l’alimentation humaine, notamment via les nouvelles tendances de consommation. « Terre Inovia a lancé un programme spécifique pour les cultures mineures », indique Sébastien Windsor, vice-président de la Fop. Il rappelle qu’aujourd’hui, « on prend de manière importante sur les CVO (ndlr : cotisations volontaires obligatoires) colza pour les légumes secs » et pose la question d’une réflexion autour d’un système d’autofinancement.

T.D.

(1) Fonds d’action stratégique des oléoprotéagineux.