« Les acteurs de la filière française des huiles et protéines végétales se félicitent de la prise de position du président de la République Emmanuel Macron en faveur d’un plan protéines ambitieux à même de renforcer la souveraineté alimentaire de la France », peut-on lire le 29 janvier dans un communiqué commun de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (Fop), Terres Univia et le groupe Avril.

Emmanuel Macron a en effet annoncé, lors de ses vœux à l’agriculture le 25 janvier, qu’il souhaitait muscler la production d’oléoprotéagineux en France pour la diriger vers l’alimentation animale ou humaine, en construisant une « vraie filière des protéines » d’ici à cinq ans. Le 24 janvier, Arnaud Rousseau, président de la Fop et patron du groupe Avril, avait affirmé sa volonté de voir se développer un « plan protéines » plus large que la Pac.

Une grande autonomie protéique

Les trois organismes « partagent cet objectif d’une plus grande autonomie protéique du pays ». Ils demandent pour cela au gouvernement français de soutenir le maintien du seuil d’incorporation dans les biocarburants de première génération à 7 % au minimum lors les négociations européennes en cours concernant la directive sur les énergies renouvelables.

La valorisation concomitante des tourteaux et de l’huile (dont les deux tiers sont actuellement valorisés en biocarburant) « a conduit à réduire la dépendance nationale en matières riches en protéines à 45 % destinées à nos élevages, contre près de 70 % pour le reste de l’Union européenne », indiquent les trois organismes.

« Cela suppose également que les efforts de la filière française ne soient pas réduits à néant par des importations de biodiesel de soja argentin ou de biodiesel d’huile de palme indonésien, qui conduiraient au recul de la production française et à la nécessité d’importer des tourteaux OGM. »

H.P.