« Les surfaces engagées en 2018 enregistrent un record », a déclaré Laurent Bourdil, lors de l’assemblée générale de l’association qu’il préside. 39 734 ha au total sont concernés, soit une augmentation d’environ 22 % en un an (15 405 ha de colza soit + 45 % ; 20 616 ha de tournesol soit +14 %). Actuellement, environ 70 % des semences de...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
22%

Vous avez parcouru 22% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

« Les surfaces engagées en 2018 enregistrent un record », a déclaré Laurent Bourdil, lors de l’assemblée générale de l’association qu’il préside. 39 734 ha au total sont concernés, soit une augmentation d’environ 22 % en un an (15 405 ha de colza soit + 45 % ; 20 616 ha de tournesol soit +14 %). Actuellement, environ 70 % des semences de colza et de tournesol sont exportées.

Le challenge du soja

Laurent Bourdil, estime que « le gros challenge pour l’avenir, c’est la communication ». Envers le grand public mais également auprès des agriculteurs pour faire valoir la qualité des semences de soja. Selon lui, cet oléagineux peine à se développer en France malgré les efforts faits en ce sens. Le soja a enregistré une baisse en 2018, avec 3 711 ha (–6 %).

Selon l’Anamso, la production de semences est toujours un levier majeur qui contribue à la performance des exploitations. Cependant, plusieurs points faisant pression sur l’activité ont été soulignés.

  • L’augmentation en tendance des distances d’isolement des parcelles, rend plus difficile leur implantation. Les intervenants ont salué la création d’une nouvelle zone protégée « Vix-Nord » pour la production de semences de tournesol en Vendée.
  • Un projet de loi interdisant la production et le transport des phytos dont l’usage est interdit dans l’Union européenne, qui impliquerait dans l’état l’arrêt de l’exportation des semences vers les pays de l’Est. « Les exportations de semences représentent un marché de 3 milliards d’euros, et pèsent à hauteur d’un milliard d’euros dans la balance commerciale de la France », fait savoir Franck Berger, président de l’UFS, Union française des semenciers. Il déclare que le maintien de l’article représenterait une perte de 500 millions d’euros. La première version a été retoquée le 5 mars, et est actuellement en débat à l’Assemblée nationale.
  • Le développement de la multiplication de semences dans d’autres pays européens. L’Espagne, par exemple, produit des semences « avec des coûts de production 10 % à 15 % inférieurs, avec une qualité tout à fait comparable », assure Bruno Baranne, président de Syngenta France. Pour Laurent Bourdil cependant, « les pays étrangers ne sont pas encore prêts à se structurer comme en France ».
H.P.
Votre analyse quotidienne du marché - Oléagineux

Le colza finit en baisse

Les prix du colza étaient en baisse, vendredi en fin d’après-midi, au terme d’une semaine de hausse des cours.