Pour la Confédération paysanne, le HCB propose de mettre en place pour les plantes issues de ces techniques, « un processus d’aiguillage piloté par des aveugles. Un centre de tri devrait évaluer une à une les nouvelles variétés végétales pour savoir s’il faut ou non les évaluer comme des OGM et selon quelle procédure d’évaluation ou d’absence d’évaluation. »

Un « aiguillage aveugle »

Pourquoi cet « aiguillage » serait-il « aveugle » ? Parce que, « selon le HCB, on ne peut pas distinguer ces nouveaux OGM des plantes traditionnelles ». Ce qui conduit le HCB à proposer d’ajouter « aux deux réglementations déjà existantes (1) une nouvelle réglementation intermédiaire. »

Pour le syndicat, « cette ignorance » des experts « est le refus des semenciers d’indiquer les procédés de modification génétique qu’ils utilisent. Selon eux, c’est “un secret industriel”. Ils peuvent ainsi prétendre que leurs nouvelles techniques de manipulation des gènes font la “même chose que la sélection traditionnelle, juste en allant un peu plus vite”. »

Faire appel à la recherche publique

La Confédération paysanne propose au HCB pour y voir plus clair, de se tourner vers « la recherche publique [qui, selon elle] est à même de définir les procédures permettant d’établir cette distinction, comme elle l’a fait avec succès pour débusquer les OGM transgéniques non déclarés. Encore faudrait-il lui commander ce travail, sauf à vouloir casser le thermomètre pour cacher la fièvre ? »

(1) La réglementation sur les OGM et le Catalogue des variétés.