Selon ces chiffres des ventes d’insecticides néonicotinoïdes communiqués par le ministère de l’Agriculture à l’Unaf, leur utilisation a augmenté de 4 % entre 2013 et 2015, malgré l’interdiction partielle de plusieurs d’entre eux. Dans un communiqué du 28 juin 2017, l’Unaf déplore cette situation en constatant que « rien ne change, les abeilles demeurent largement exposées aux néonicotinoïdes ».

En décembre 2013, trois molécules étaient partiellement interdites par l’Europe (imidaclopride, thiaméthoxam et clothianidine). Si les usages de thiaméthoxam et de clothianidine ont diminué de 72 %, l’Unaf rapporte que ceux de l’imidaclopride seraient restés constants, étant donné le maintien de son utilisation sur les céréales à paille et les betteraves.

Enfin, toujours selon l’Unaf, l’usage du thiaclopride, non concerné par l’interdiction de 2013, a été multiplié par 2,5 entre 2013 et 2015. L’Unaf appelle la France à défendre « avec détermination et fermeté » l’interdiction des néonicotinoïdes votée dans la loi sur la biodiversité du 8 août 2016, et l’Europe à « étendre son interdiction à tous les usages ».

A.M.