La Fnams (agriculteurs multiplicateurs de semences) et l’Anamso (multiplicateurs de semences oléagineuses) font le constat, dans un communiqué daté du 14 avril 2017, d’un « développement important des surfaces pour certains groupes d’espèces ». Mais ils alertent sur le fait que ce développement ne doit pas se faire « à n’importe quel prix ».

La progression des surfaces de multiplication concerne notamment les semences de tournesol et les semences fourragères (graminées et légumineuses). « La tendance s’est amorcée à partir de 2015 pour les fourragères, détaille Anne Gayraud, directeur administratif et affaires syndicales à la Fnams. Les surfaces de multiplication couvraient 38 867 ha contre 33 954 ha pour la récolte de 2014 (source Gnis). Et cela continue de s’amplifier puisque les surfaces atteignent 46 528 ha pour la récolte de 2016 et 47 909 ha pour 2017 (prévisions à la fin de mars car tous les contrats ne sont pas encore enregistrés). » Cette hausse est surtout le fait des légumineuses : 35 904 ha de multiplication prévus en 2017 contre 20 794 ha en 2014.

Une production à risques

La Fnams et l’Anamso rappellent toutefois que « la multiplication de semences est une production à risques, nécessitant une approche technique pointue, certains équipements spécifiques et un bon encadrement des productions ».

Selon ces syndicats, « les nouveaux entrants dans ces productions, en recherche légitime de diversification et de valeur ajoutée, doivent être accompagnés et bien avertis des contraintes de ces cultures ».

De ce fait, la Fnams et l’Anamso engagent « les nouveaux multiplicateurs à se rapprocher de leurs fédérations respectives afin d’échanger sur les aspects techniques, économiques et réglementaires des cultures porte-graine. »

I.E.