Les échanges, organisés à Bruxelles ce 11 octobre 2017 devant des députés européens, « ont créé un nombre important de questions auxquelles il est urgent de répondre, affirment les députés socialistes Éric Andrieu (France) et Marc Tarabella (Belgique) dans un communiqué commun. Nous sommes arrivés à la conclusion que la création d’une commission d’enquête s’impose. »

Plusieurs experts à la barre

L’eurodéputée des Verts Michèle Rivasi a précédemment fait une proposition similaire. Le Parlement européen peut enquêter sur des infractions ou mauvaises applications du droit communautaire, ou créer des commissions spéciales sur un problème spécifique comme, par exemple, après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen.

Hier, les parlementaires ont invité plusieurs experts pour débattre du « fondement scientifique de l’évaluation des risques liés au glyphosate et de la supposée influence exercée par des représentants de l’industrie sur cette évaluation aux États-Unis et dans l’Union européenne ». Invité, le groupe a refusé de venir s’exprimer mercredi.

« Un dialogue de sourds »

L’eurodéputée libérale belge Frédérique Ries a qualifié l’audition de mercredi de « dialogue de sourds ». Les représentants de l’Agence européenne de la sécurité des aliments (Efsa) et des produits chimiques (Echa), présents au débat, ont réaffirmé leurs conclusions selon lesquelles le glyphosate n’est pas cancérogène et la procédure qui a mené à cette opinion.

« Le cas du glyphosate a démontré que des malentendus persistent sur le cadre légal imposé pour l’évaluation de l’innocuité des pesticides et substances chimiques dans l’Union européenne », observent les deux agences dans un communiqué à l’issue du débat. Les agences ne réalisent pas leurs propres études mais s’appuient sur celles déjà publiées, dont des études réalisées par l’industrie.

AFP