Les introductions d’espèces exotiques sur un nouveau continent lors des 200 dernières années se sont accélérées durant les 3 dernières décennies, hormis pour les mammifères et les poissons. C’est ce que démontre une étude publiée dans Nature Communications le 15 février 2017.

L’Inra, qui a participé à ces recherches, explique que 16 000 espèces, végétales comme animales, ont été introduites sur un nouveau continent lors des deux derniers siècles. Ces mouvements sont autant volontaires, avec par exemple les plantes d’intérêts agricoles, qu’accidentels.

Les échanges commerciaux comme principal vecteur

« Si, au XIXe siècle, les introductions d’espèces étaient dues en grande partie aux migrations de populations humaines du Vieux Continent vers le reste du monde, aujourd’hui c’est l’intensification des échanges commerciaux qui en est la principale cause, analyse l’Inra. Les organismes introduits peuvent devenir invasifs et déstabiliser profondément les écosystèmes qu’ils conquièrent. »

Dans le même temps, l’étude met en évidence que les mesures prises pour éviter l’introduction d’espèces d’un continent à l’autre sont largement insuffisantes. Un cas particulier a été relevé par les chercheurs, celui de la Nouvelle-Zélande. Ce pays a réussi grâce à une réglementation stricte en 1993 à presque stopper l’entrée d’espèces exotiques végétales et, dans une moindre mesure, animales.