« Les conditions météorologiques du printemps ont été globalement peu favorables aux cultures d’hiver, indique mardi dans sa note Agreste conjoncture - Grandes cultures, le ministère de l’Agriculture. Elles ont pâti des variations importantes de température et d’un excès d’eau. »
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« Les conditions météorologiques du printemps ont été globalement peu favorables aux cultures d’hiver, indique mardi dans sa note Agreste conjoncture - Grandes cultures, le ministère de l’Agriculture. Elles ont pâti des variations importantes de température et d’un excès d’eau. »

La production de blé tendre atteindrait ainsi 36,1 Mt (millions de tonnes). Elle baisserait de 1,3 % par rapport à la récolte de 2017 mais resterait au-dessus de la moyenne de 2013 à 2017 (+1,2 %). Le rendement s’établirait à 73 q/ha, lui aussi en léger retrait par rapport à 2017 (73,7 q/ha). Les évolutions des rendements sont contrastées suivant les régions : en baisse nette en Normandie (–8,5 %) et en Nouvelle-Aquitaine (–4,3 %) et en hausse dans le Grand-Est (+10,4 %) après une année 2017 difficile.

La production de blé dur baisserait, quant à elle, de 12,1 % sur un an tout en restant en hausse de 2,0 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. Les surfaces diminueraient de 2,8 % sur un an. Le rendement reculerait de 9,6 % par rapport à 2017 et de 0,5 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017 au niveau national, mais la baisse serait particulièrement marquée dans le Languedoc-Roussillon (–20,2 %), le Midi-Pyrénées (–17,8 %) et le Poitou-Charentes (–10,6 %).

La production d’orges s’établirait à 12,1 Mt soit au même niveau qu’en 2017, en hausse de 4,8 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. Le rendement, en hausse de 2,4 %, compenserait exactement la baisse des surfaces. Comme pour le blé tendre, les départements du Grand-Est voient leurs rendements augmenter en moyenne de 11 % après les problèmes météorologiques de 2017. À l’inverse, les rendements sont en baisse en Normandie (–4,3 %).

En 2018, la production de colza, de 4,5 Mt, diminuerait de 14,5 % sur un an et de 9,2 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. Le rendement national est en effet revu à la baisse, à 30,8 q/ha (32,7 q/ha au 1er juin), soit une baisse de 7,5 quintaux par hectare par rapport à 2017. Les conditions météorologiques extrêmes de l’hiver et du printemps (excès d’eau, gel) ont freiné le développement des fleurs et accentué la pression parasitaire (altises).