« La perte de rendement ne peut être estimée à ce jour, explique Michel Portier, directeur général d’Agritel. La situation pourrait s’améliorer en cas de précipitations d’ici 15 jours, bien que certaines parcelles aient déjà atteint un point critique. S’il ne pleut pas dans les prochaines semaines, les conséquences sur les rendements seront majeures et la situation va devenir très compliquée pour toute la filière, producteurs en têtes. »

Ralentissement de croissance

Dans son communiqué de presse diffusé le 20 avril 2017, Agritel s’inquiète de l’état des blés tendres et des orges d’hiver. « Le manque d’eau a provoqué un ralentissement de croissance et un jaunissement des cultures. Sans précipitation, l’azote ne peut être assimilé par la plante. L’autre facteur préoccupant est le froid et l’alternance de période de gel/dégel », soulignant les risques de gel d’épis ou encore les retards de croissance et avortements de fleurs de colza.

Quant au maïs et au tournesol, Agritel estime que par « manque d’eau, tout juste semés, [ils] ne lèvent pas de manière homogène. Certains agriculteurs sont même contraints de retarder leurs semis de cultures de printemps. »