Mâche, radis, carottes… nécessitent que les sols soient désinfectés avant les semis. Appliqués sur sol nu, les biocides contenant du métam-sodium n’entraînent « aucun résidu au niveau des cultures ni aucun risque pour les consommateurs », argumente la Fédération des maraîchers nantais dans un communiqué du 5 novembre 2018.
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Mâche, radis, carottes… nécessitent que les sols soient désinfectés avant les semis. Appliqués sur sol nu, les biocides contenant du métam-sodium n’entraînent « aucun résidu au niveau des cultures ni aucun risque pour les consommateurs », argumente la Fédération des maraîchers nantais dans un communiqué du 5 novembre 2018.

Pour eux, « le métam-sodium constitue à ce jour l’une des meilleures solutions techniques lorsqu’il est mis en œuvre dans les conditions adaptées et régies par arrêté préfectoral ».

Considérés comme efficaces, moins coûteux et énergivores que leur alternative à la vapeur, les produits à base de métam-sodium ont perdu leur AMM le 5 novembre après que l’Anses eut précisé qu’il y a « un risque pour la santé humaine et l’environnement ».

Être consultés lors des prises de décision

« Les Maraîchers Nantais demandent expressément que leur expertise sur le sujet soit entendue et rappellent qu’ils n’ont été ni informés ni consultés préalablement à toute annonce de l’Anses concernant le métam-sodium », peut-on lire dans le communiqué.

Ceux-ci s’inquiètent que cette décision puisse mettre « gravement en péril la filière » et réaffirment « leur souhait d’être associés aux expertises scientifiques et techniques préalablement à toute décision et proposent d’aligner les dispositions françaises sur celles encadrant l’utilisation du métam-sodium dans plusieurs autres pays de l’Union européenne ».

I. L.