68 %, c’est le taux de contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs de produits phytosanitaires réalisé en France, et relevé à la fin de décembre 2016. Le principal frein à l’encontre d’un objectif de 100 % de pulvérisateurs inspectés par les organismes de contrôle agréés vient du manque d’attractivité et de l’image du contrôle périodique obligatoire.

Selon le rapport du CGAAER (Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux) publié ce 17 mai 2017, les utilisateurs récalcitrants assimilent cette démarche à une taxation et à une contrainte sans contrepartie positive.

Pour inciter tous les agriculteurs à passer leur pulvérisateur au contrôle périodique, la mission lancée par le ministère de l’Agriculture propose un pack, qui regroupe le contrôle, une explication et une aide aux réglages de la machine.

Expérimentations dans une ou deux régions

Pour ce faire, la mission propose de procéder, sous le pilotage du GIP Pulvés (groupement d’intérêt public) et avec des partenaires engagés (filières, concessionnaires, techniciens…), à une expérimentation dans une ou deux régions. Le but étant d’améliorer le taux de contrôle.

Grâce à l’association du contrôle avec les réglages, ces démarches permettent aux agriculteurs de réduire les doses de produits, de traiter plus vite, d’employer des produits de biocontrôle, et d’exploiter au mieux le potentiel du pulvérisateur. La formule d’un pack « contrôle plus réglage » s’intègre dans les propriétés du plan Ecophyto et aux certificats d’économie de produits phytosanitaires.

En appui à cette démarche, le GIP Pulvés estime nécessaire d’améliorer la visibilité des inspections effectuées par les Draaf, et de mieux communiquer autour de ces contrôles, et limiter les utilisateurs récalcitrants au contrôle périodique obligatoire. Enfin, l’évolution proposée du dispositif, a ainsi pour finalité d’assurer la montée des compétences des agriculteurs vis-à-vis de la pulvérisation.

H. Etignard