Toutes présentaient des troubles digestifs, des hallucinations et des signes cardiovasculaires, a indiqué jeudi la Cire Antilles (Cellule d’intervention en Région de Santé publique France). Vingt-cinq cas ont été confirmés par l’unité de toxicologie du CHU de Martinique, 10 sont encore en cours d’évaluation.

Parmi les patients, une famille de sept personnes, dont un enfant de 4 ans et une femme avec de lourds antécédents médicaux, a été intoxiquée dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui. Ces personnes ont consommé notamment de la farine bio pour la chandeleur.

« Pour la plupart des patients, les symptômes (sécheresse buccale, pupilles dilatées, troubles de la vue, tachycardie, agitation, hallucinations, ndlr) n’ont duré que quelques heures. Néanmoins, une patiente a nécessité une hospitalisation de deux jours. Donc pour l’instant, nous n’avons que très peu de cas sévères », a expliqué Jacques Rosine, responsable de la Cire.

Une erreur qui aurait pu être évitée

Le datura, plante sauvage toxique, s’est trouvé présent dans un lot de farine de sarrasin bio complète de deux marques : Naturaline et Moulin des Moines. Des lots qui auraient dû être retirés de la vente depuis le 22 novembre dernier, date à laquelle une première alerte avait été émise par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Mais en Martinique, jusqu’au 4 février, date de publication d’une nouvelle alerte, plusieurs personnes pouvaient encore acheter les lots contaminés dans les grandes surfaces.

« Le 26 décembre, on a eu une alerte sur la commercialisation de quatre lots contaminés en Martinique. On est intervenus immédiatement chez le grossiste qui la commercialisait et on a initié le retrait rappel. Et suite à notre passage, il a reçu un autre conteneur qu’il a mis sur le marché. C’est ce conteneur-là qui pose problème », a expliqué Véronique Fernandez, chef de service qualité et sécurité à la Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dieccte), sur l’antenne de RCI Martinique.

Depuis, la Dieccte s’est rendue chez chaque client du grossiste.

Avec l’AFP