Les autorités américaines ont révisé à 68,5 millions de tonnes (Mt) la production d’épis russes, contre 72 Mt le mois précédent, une estimation plus que jamais scrutée de près, tant la Russie, redevenue ces dernières années le premier exportateur mondial de blé, donne le « la » des marchés. La production mondiale est désormais estimée à 744,7 ...
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Les autorités américaines ont révisé à 68,5 millions de tonnes (Mt) la production d’épis russes, contre 72 Mt le mois précédent, une estimation plus que jamais scrutée de près, tant la Russie, redevenue ces dernières années le premier exportateur mondial de blé, donne le « la » des marchés. La production mondiale est désormais estimée à 744,7 Mt.

Les opérateurs ont d’ailleurs tout de suite réagi sur Euronext, faisant grimper le cours du blé de deux euros en fin de séance, tant sur les contrats de septembre à 183 €/t, que de décembre à 186,75 €/t.

Ces prévisions, si elles se confirmaient, marqueraient un repli considérable par rapport à la dernière campagne record de 85 Mt, permettant aux concurrents des blés russes de retrouver un peu d’air à l’export. « Tout le monde était resté au-dessus de 70 Mt », a commenté Paul Gaffet, analyste chez ODA, pour qui « 68,5 Mt, c’est clairement en dessous de ce qu’attendait le marché ».

Conséquences climatiques

Les causes de cette révision à la baisse sont plurielles, à commencer par la sécheresse dans le sud du pays, plus précisément dans la région de Rostov. À l’inverse, les champs de Sibérie ont été affectés par un climat « assez humide et froid, ce qui a créé des retards importants sur les semis de printemps, dont il reste 15 % à semer, alors qu’à cette époque-ci l’an dernier, tout était semé », souligne M. Gaffet, pour qui le potentiel de rendement des cultures devrait se ressentir de ce retard.

Les stocks mondiaux de fin de campagne s’affichent toutefois en légère hausse, conséquence d’une baisse estimée de la consommation fourragère en Russie et d’une révision des stocks mondiaux de début de campagne.

La production européenne a pour sa part été légèrement revue à la baisse.

Le maïs également en baisse

C’est également le cas pour les stocks mondiaux de fin de campagne de maïs (154,7 Mt contre 159,1 Mt), en raison d’une nouvelle estimation plus modeste des stocks de début de campagne, due à des exportations américaines meilleures que prévu. La production sur le territoire de l’ex-Union soviétique, et donc en Russie, est également fortement revue à la baisse (-4 Mt à 49,5 Mt). Au niveau mondial, la production de maïs est estimée à 1 052,4 Mt.

Rapport neutre pour le soja

Enfin, le soja ne montre pas d’évolution significative ou de nature à surprendre les attentes des marchés. La production mondiale est estimée à 355,2 Mt.

Avec l’AFP