À travers un sondage mené à l’occasion du Salon de l’Agriculture, l’Organisation des producteurs de grains (OPG) de la Coordination Rurale a interrogé des agriculteurs sur ces questions. Il publie ses conclusions dans un communiqué de presse paru ce jeudi 2 mars 2017. « Des connaissances floues au sujet des marchés sur lesquels ils évoluent mais des attentes très précises sur ce qu’ils souhaitent pour leur profession ».

La « plupart » des personnes interrogées ignoraient certains tenants et aboutissants des flux d’import-export mondiaux des céréales et oléagineux. La Coordination rurale cite la méconnaissance de certains points comme le fait que « l’Union européenne est très déficitaire » en matière de grains, que « 90 % des volumes de céréales exportés par l’UE sont destinés au continent africain », et que « l’Ukraine déverse majoritairement ses excédents céréaliers sur le marché européen : entre 10 et 15 millions de tonnes par an ».

Volonté de libéralisation du commerce

Selon ce sondage, les agriculteurs revendiqueraient « à l’unanimité la libéralisation du commerce des céréales qui leur permettrait de vendre directement leurs grains sans avoir à passer par un organisme stockeur : une des principales revendications de l’OPG de la CR ». Les personnes interrogées sont également opposées aux accords de libre-échange et demandent que l’agriculture soit soustraite des accords commerciaux.

« Enfin, plutôt que de continuer à se spécialiser en blé pour exporter au cours mondial sur les pays tiers, ils préféreraient un rééquilibrage des productions en faveur des oléoprotéagineux et une réorientation commerciale sur le marché européen », conclut le syndicat.

C.L.J.