Avec une croissance de 2,1 % en 2017, le marché national de la bière se porte bien. « La consommation progresse en France et les signaux sont positifs pour l’avenir », a affirmé le délégué général de Brasseurs de France, Maxime Costilhes, lors du 20e colloque d’Arvalis sur la filière de l’orge brassicole organisé le 26 avril à Strasbourg.

Venue des États-Unis, la tendance forte qui arrive en France est le développement des microbrasseries. On en comptait près de 1 200 en 2017. « Il y a une microbrasserie qui se crée chaque jour en France », a précisé Maxime Costilhes. Les consommateurs se tournent de plus en plus vers les bières artisanales, bio et brassées localement. Et si l’orge est local, c’est l’idéal !

Fortes attentes des consommateurs

« Pour résumer la pensée des brasseurs : faites de l’orge ! » a lancé le délégué général de Brasseurs de France. « Chiche ! », lui a répondu Didier Lenoir, président de la commission des orges au sein de l’AGPB, tout en rappelant que la production se heurte à des difficultés climatiques et réglementaires. Ces deux dernières années ont ainsi vu une production française d’orges brassicoles avec des teneurs en protéines élevées. Et les attentes sont fortes concernant l’inscription de variétés résistantes à la jaunisse nanisante.

Le levier génétique est également recherché par les malteurs. Un projet de qualification des protéines d’intérêt pour la qualité brassicole des orges, baptisé Prosit, est candidat au FSOV (Fonds de soutien à l’obtention végétale).

Les acteurs de la filière ont rappelé lors du colloque la nécessité de « travailler en commun ». Une idée de plateforme de R&D affectée à la recherche agronomique sur les orges de brasserie a émergé, afin d’améliorer la durabilité de la filière.

A.M.
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