Lancés à partir du 12 septembre 2016, « ces contrats seront cotés sur le Chicago Board of Trade (CBOT) et soumis à ses règles et réglementations, mais ils seront libellés en euros, cotés base rendu Rouen et physiquement livrables dans des silos en France », indiquait Éric Hasham, directeur des matières premières agricoles chez CME Group.

Chaque contrat représentera 50 t de blé UE aux spécifications de qualité fixées à un minimum de 10,5 % de protéines, 170 pour l’indice de Hagberg, un PS de 74 kg/hl… « La fixation de spécification qualité minimale permettra de ne pas bloquer les transactions lors de périodes ou au sein de régions où de gros problèmes de qualité sont rencontrés », précise le directeur.

Demande des livreurs français

À la base du projet, on retrouve en partie certains clients français majeurs. Vivescia, Soufflet et Axéréal font parti des partenaires de ce nouveau contrat pour lequel certains de leurs silos apporteront les premières liquidités. « Le contrat à terme blé du CBOT est conçu pour fournir un mécanisme de livraison efficace et refléter les pratiques du marché physique », expliquait Éric Hasham. Le contrat intégrera les coûts de transport en fonction du lieu de livraison par rapport à Rouen, ainsi que ceux de stockage.

Ajoutons que des options sur contrats à terme blé UE du CBOT seront cotées « dès le premier jour », et que les marges initiales ainsi que les appels de marges sur les contrats à terme seront cotés en euros. Ces nouvelles options seront cotées sur la plateforme électronique CME Globex ainsi que sur le parquet du CBOT.

Affaire à suivre donc, pour savoir si des agriculteurs et des coopératives suivront le pas des grands négociants et s’essayeront à ce nouveau contrat.

C.L.J.