Dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 23 octobre 2018, le ministère de l’Agriculture souligne que les cultures ont pâti cet été de la sécheresse, parfois malgré l’irrigation. « Les petits calibres ont été jusqu’à présent prépondérants, rapporte le ministère. Les conditions chaudes et humides ont favorisé la prolifération des thrips. »

Chute à l’Ouest

La récolte serait stable dans le bassin Nord mais chuterait de 12 % dans le bassin Ouest, notamment en Normandie. « Entre mai et septembre 2018, les récoltes ont été inférieures à celles de la campagne précédente. Pour la campagne de poireau primeur qui se déroulait de mai à la fin de juillet, les volumes ont été inférieurs de 12 % à la moyenne de 2013 à 2017. »

La baisse des rendements à cause de la sécheresse n’est pas le seul facteur expliquant le recul de la production. Selon les estimations du ministère au 1er octobre 2018, les surfaces implantées en poireaux au cours de la campagne de 2018-2019, seraient en repli de 3 % sur un an et par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.

Des surfaces en repli

Les bassins Ouest et Centre-Ouest concentrent un peu plus de la moitié des surfaces. Ces dernières « seraient en repli de 2 % sur un an dans le bassin Ouest mais progresseraient légèrement dans le bassin Centre-Ouest sur un an et par rapport à la moyenne 2013-2017. » Les surfaces du bassin Nord reculeraient de 1 % tandis que celles du Sud-Est seraient stables.

Les prix se sont redressés en milieu d’été. Sur les quatre premiers mois de la campagne de 2018-2019, le ministère de l’Agriculture situe les cours du poireau 16 % au-dessus de la moyenne de 2013 à 2017. En septembre 2018, les prix étaient même 40 % au-dessus de leur niveau de septembre 2017 et à la moyenne des cinq dernières campagnes.