Hiver doux, printemps frais et pluvieux, été très sec. Les productions de légumes d’été en ont vu des vertes et des pas mûres en 2016. Le calendrier de production a d’abord été retardé par le manque de chaleur et de luminosité, avant de rattraper son retard grâce à la météo estivale indique une synthèse agreste publiée le 15 novembre 2016. Certaines productions ont su s’adapter aux variations climatiques alors que d’autres ont vu leur rendement diminuer.

La tomate fait partie des bénéficiaires de cette année atypique. Sa production a augmenté de 7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, malgré un pic de production plus faible qu’attendu en juillet. Les prix n’ont pas suivi la même courbe. De janvier à septembre, ils se sont établis 1,8 % en dessous de 2015. Sur la même période, le chiffre d’affaires a augmenté de 2 %. La hausse de la production a compensé le recul des prix.

Le bel été de la laitue

Du côté des salades, les chicorées et les laitues ont vu leur production augmenter de respectivement 5 % sur un an et 3 % par rapport à la moyenne 2011-2015. Ces résultats masquent des résultats divers selon les régions. Dans le bassin Nord, la production de laitue a chuté de 22 % en juin du fait des inondations. La sécheresse de fin d’été a, elle, engendré des pertes de récolte que l’arrosage n’a pas pu empêcher indique l’Agreste. Pour la campagne d’été, les prix de la laitue ont connu une progression de 25 % sur un an et une hausse de 7 % du chiffre d’affaires. Ceux de la chicorée sont restés légèrement inférieurs à 2015.

En concombre, la production n’a augmenté que de 2 % sur cinq ans, malgré l’augmentation des récoltes de 7 % dans le bassin Centre-Ouest. Comme les autres productions, le concombre a vu sa campagne 2016 impactée par les conditions climatiques du printemps qui ont pesé jusqu’en juillet. À l’inverse, les prix ont enregistré des hausses à deux chiffres entre mai et juillet. Ils ont permis une augmentation de 1 % du chiffre d’affaires sur l’ensemble de la campagne.

Touché par la baisse de 13 % des surfaces sous serres et les mauvaises conditions météo de l’année 2016, la récolte de courgettes a enregistré une baisse de 3 % pour la production destinée au marché du frais. Les prix ont eux aussi chuté, notamment en avril et en juin, entraînant une baisse de 10 % du chiffre d’affaires entre mars et septembre.

Fraises et melons touchés par les intempéries

Alors que les surfaces n’ont pas évolué, la production de fraises a diminué de 2 % sur un an. Au-delà du manque de luminosité et de la pluviométrie importante, « les précipitations records de juin ont localement empêché la récolte », explique l’Agreste. Les mauvaises conditions climatiques du printemps ayant pesé sur la consommation, les prix ont, eux aussi, subi les conséquences du printemps pluvieux. Avec une récolte et des prix en baisse, le chiffre d’affaires du secteur recule de 2 % sur un an.

La production de melons a enregistré la plus forte chute de production parmi les légumes d’été : - 6 % sur un an. En juillet, pendant le pic de production théorique, la récolte était en retrait de 30 %. Les prix ont fluctué au cours de la campagne. Après une nette progression au printemps, ils ont chuté lors de l’arrivée massive de la production en août. Sur l’ensemble de la campagne, ils restent en hausse de 14 % sur un an et permettent au chiffre d’affaires d’augmenter de 3 %.

T.D