Selon les premières estimations publiées par le ministère de l’Agriculture le 21 septembre 2017, « le début de la campagne de 2017-2018 s’accompagne d’une offre excédentaire sur les marchés, en dépit du repli de la production nationale de 2017, pénalisée par la baisse des surfaces et les épisodes de chaleur dans les régions du Sud ».

Un printemps défavorable à la consommation

Les stocks de carottes de conservation des pays du Nord ont pesé sur le commerce de la carotte primeur. Puis les températures en mai et juin ont été plus favorables à la consommation des légumes d’été. « Les prix n’ont pas cessé de diminuer depuis le début de la campagne, se situant en dessous des cours de la campagne précédente et très en deçà des cours de la moyenne de 2012 à 2016 (–32 % en juillet). »

Le 19 juin, le Réseau des nouvelles des marchés a même déclaré la carotte en crise conjoncturelle jusqu’à la fin d’août. « Ce dernier mois a toutefois mis fin à cette tendance baissière avec des prix se situant en moyenne 0,6 % au-dessus des cours de juillet 2017 et 1 % au-dessus des prix d’août 2016. Les prix restaient inférieurs de 26 % à la moyenne des cinq dernières campagnes. »

Des prix inférieurs à 2016

Quant au poireau, les prix du début de la campagne sont inférieurs à 2016-2017 et à la moyenne de 2012 à 2016. « Les températures printanières très clémentes ont accéléré le développement des plants, décrit le ministère dans une note d’Infos rapides. L’offre s’est avérée difficile à écouler, en dépit d’une progression des exportations, face à une demande déjà tournée vers les légumes d’été. »

Comme la carotte, le poireau a été déclaré en crise conjoncturelle en juillet. En août, l’offre a reculé au moment de la fin de la campagne primeur. « Dans l’attente de la commercialisation de la récolte automnale, les prix ont regagné en fermeté. Ils restaient toutefois inférieurs de 7 % à la moyenne de 2012 à 2016 et inférieurs de 29 % aux prix d’août 2016. »