« Au début d’avril, tandis que la production nationale commençait à ne monter que doucement en gamme, la consommation n’était pas encore suffisamment au rendez-vous, souligne le ministère dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 24 mai 2018. Les prix se sont nettement infléchis à la baisse. La tomate a été déclarée en crise conjoncturelle […] du 5 au 19 avril. »

Retour de la chaleur

Le retour de la chaleur, ensuite, a redynamisé la consommation, avec une offre plus restreinte que l’an dernier à la même période. « Les cours se sont alors ressaisis. Malgré ce rebond, les prix de la tomate d’avril 2018 se sont situés en moyenne 21 % en dessous des cours d’avril 2017 et 10 % en dessous de la moyenne de 2013 à 2017. »

Du côté de la production, le ministère estime la production française de tomates en frais à 556 320 tonnes en 2018. C’est-à-dire 1 % de moins que lors de la campagne de 2017. Elle chuterait de 5 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. « Les évolutions seraient contrastées selon les bassins de production », complète le ministère.

Surfaces stables

« Selon les premières estimations, au 1er mai 2018, les surfaces nationales implantées en tomates pour le marché du frais (2 300 ha) resteraient stables sur un an, aussi bien sous serre qu’en plein air. Mais pour l’ensemble des quatre principaux bassins producteurs, elles augmenteraient toutefois de 7 % » par rapport à sa moyenne quinquennale.