Dans une note de conjoncture publiée le 22 juin 2018, le ministère attend une production en baisse par rapport à 2017. Avec une production de plein champs sur plus des trois quarts des surfaces du pays, le mauvais temps de mai devrait altérer les rendements. La baisse des surfaces observée par le ministère laissait déjà prévoir une récolte inférieure à l’année dernière.

Peu de candidats à la reprise en Paca

Les petits producteurs de la région Paca ont des difficultés à trouver des repreneurs. Principal bassin de production avec près de la moitié des surfaces, le Sud-Est a ainsi perdu 8 % de ses champs de courgettes en cinq ans.

Les cessations d’activités dans cette Région seraient responsables en grande partie de la baisse des surfaces observée à l’échelle nationale, d’environ 1 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance se double pour la campagne en cours d’un manque de luminosité et d’un excès d’humidité.

Dans le Rhône-Alpes, le manque de chaleur a également limité le développement des plants. En conséquence, d’après le ministère, « la production nationale de courgettes (112 600 t) diminuerait de 2 % sur un an, et de 8 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017 ». À l’échelle du pays, ajoute la note, « le pic de production est attendu en juillet ».

Les cours profitent de la rareté

Après les conditions clémentes de 2017, la nouvelle récolte inquiète les acheteurs. Et les cours, habituellement stables à ce stade de la campagne, ont décollé. Le prix de la courgette est actuellement supérieur de 7 % au prix de la précédente campagne, et de 10 % à celui de la période allant de 2013 à 2017. Les importations restent stables, principalement en provenance de l’Espagne (70 % du volume) et du Maroc (25 % du volume).

I. Logvenoff