« L’enjeu est emblématique pour le marais poitevin mais il faut voir cela à l’échelle du Poitou-Charentes qui compte 120 à 200 projets de bassines, indique l’un des participants joint au téléphone par l’AFP. C’est la bataille contre une agriculture intensive, très gourmande en eau avec notamment la culture du maïs irrigué l’été, qui met en péril l’environnement. »

Des élus en renfort

Selon les organisateurs de la « Marche des Pigouilles », l’eau des bassines ne provient pas des précipitations, qui se font de plus en plus rares, mais est prélevée dans les nappes phréatiques.

La manifestation était organisée par le collectif « Bassines, non merci ! » qui réunit pêcheurs, associations et paysans.

Étaient également présents des élus locaux et régionaux, comme le député européen Yannick Jadot (EELV), la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho (PS) et le député de la Gironde Loïc Prud’homme (France insoumise). Les manifestants ont symboliquement planté des pigouilles, perches utilisées pour pousser les barques dans le marais poitevin, au port de Mauzé-sur-le-Mignon.

Contre manifestation

Parallèlement à cette marche, les partisans de ces réserves se sont retrouvés à Prahecq, à 15 km de Niort, pour proposer au public de visiter une réserve d’eau et souligner qu’il n’était pas question d’irrigation pour le maïs. Ces réserves permettraient de sécuriser l’élevage et développer des cultures comme le soja, selon le journal La Nouvelle République.

Le collectif « Bassines, non merci ! » a prévu de se retrouver le 18 mars pour une nouvelle manifestation, près de Poitiers, afin de protester contre 41 projets de bassines dans cette zone.

AFP