Mercredi, le 13 avril 2016, les autorités chinoises ont annoncé que le pays va « faciliter » la plantation à l’échelle industrielle de maïs et d’autres organismes génétiquement modifiés lors des cinq prochaines années, alors qu’aucun plant commercial OGM n’a été autorisé dans le pays depuis dix ans.

Les cultures d’OGM sont d’ailleurs l’objet de différends commerciaux réguliers entre la Chine et les États-Unis, et un des leaders mondiaux dans ce domaine, Monsanto. Son rival, la firme suisse Syngenta, a accepté en février une offre de rachat de 43 milliards de dollars du groupe étatique chinois ChemChina.

Maïs et coton au menu

« Durant le 13e plan quinquennal, de 2016 à 2020, nous allons développer l’industrialisation des principaux produits, dont de nouvelles variétés de coton et de maïs résistants aux insectes », déclare Liao Xiyuan, un haut-responsable du ministère chinois de l’Agriculture. Et d’ajouter que le gouvernement poursuivra ses recherches sur le riz et le blé OGM durant les cinq prochaines années.

Seuls deux produits OGM sont actuellement cultivés de façon commerciale en Chine : un coton, autorisé en 1996, et une variété de papaye résistante à un virus, approuvée en 2006. Le soja, le maïs, le coton et le colza OGM peuvent être importés en tant que matières premières ou ingrédients constitutifs de produits transformés.

Débats de société

La Chine voit d’un bon œil les biotechnologies, efficaces pour garantir les apports alimentaires de sa population de 1,37 milliard d’habitants. […] Mais la plantation à grande échelle d’OGM reste débattue dans le pays, où l’opinion reste réticente et où les militants écologistes et certains scientifiques s’inquiètent des conséquences potentielles […].

Des plants OGM sont parfois cultivés de façon illégale en Chine et les autorités ont « arraché » du riz OGM dans la province du Hubei (centre), et détruit en 2015 un total de 73 hectares de maïs transgénique, a indiqué Liao Xiyuan. « La plantation illégale et sporadique de [cultures d’OGM] existe dans certaines zones et nous allons lutter sévèrement contre cette pratique. »

AFP