Faisant suite à l’adoption de l’amendement 487 (dans le cadre du projet de loi EGA) qui réglemente les pratiques en matière de traitements à proximité des habitations, la Coordination rurale (CR) appelle le gouvernement à étudier la mise en place d’un tel dispositif et à en évaluer les impacts économiques et sanitaires.

Le syndicat ajoute qu’elle « loue les différentes initiatives locales ayant réuni les riverains et les agriculteurs autour de ce sujet et espère qu’elles seront encore nombreuses ».

Pour Bernard Lannes, président de la Coordination rurale, « il faut privilégier les initiatives permettant de mieux faire connaître le métier d’agriculteur et les différentes contraintes associées et d’apaiser les relations entre les agriculteurs et les riverains sans qu’aucun interlocuteur n’ait la mainmise sur ces discussions ».

« En voulant réglementer ces discussions et en laissant la possibilité aux autorités administratives d’interdire les traitements, le gouvernement risque non seulement de casser les dynamiques locales en y instaurant un certain rapport de force, mais également de mettre à mal les agriculteurs dans le cas où des interdictions seraient prises », estime le syndicat.

Ainsi pour la Coordination rurale, il faut encourager les échanges entre riverains et agriculteurs mais sans passer par la loi, tout en exigeant « une étude d’impact indiscutable sur les conséquences d’une telle mesure ».