Améliorer le travail du sol sur les cinq premiers centimètres, semer en diamant à l’échelle de la parcelle pour pouvoir ensuite biner dans les deux sens, ou encore détruire, contrôler efficacement et à moindre coût les couverts végétaux : les visiteurs d’Innov-Agri sont venus à Outarville (Loiret) chercher des réponses à des questions très précises. Fini l’époque où...
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Toujours plus technique
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  • Les visiteurs ont pu découvrir les machines en action dans des cultures peu communes, comme ici le persil. © P. Peeters

  • Les rouleaux de type Faca fleurissent sur les stands de travail du sol. Ici, Bonnel propose un combiné avant arrière. © C. Le Gall

  • Spécialistes de l’informatique, start-ups ou même fabricants d’équipements comme Lemken proposent des stations météo. © V. Gobert

  • La tente abritant des start-ups a rencontré un franc succès. © L. Coassin

  • Démonstrations de binage et de semis sous couvert étaient la clé de voûte du village agroécologique. © P. Peeters

  • Certains constructeurs comme Grégoire-Besson ont mis l’accent sur l’effet des outils. © C. Le Gall

  • Les outils Great Plains sont désormais intégrés au catalogue Kverneland. © C. Le Gall

Améliorer le travail du sol sur les cinq premiers centimètres, semer en diamant à l’échelle de la parcelle pour pouvoir ensuite biner dans les deux sens, ou encore détruire, contrôler efficacement et à moindre coût les couverts végétaux : les visiteurs d’Innov-Agri sont venus à Outarville (Loiret) chercher des réponses à des questions très précises. Fini l’époque où les visiteurs se ruaient dans les allées dès qu’un moteur de plus de 500 ch se mettait à vrombir. C’est désormais en techniciens avertis que les agriculteurs et les entrepreneurs parcourent les allées du salon. Et cette année, pour la première fois, le carnet était plus souvent sorti que le smartphone ou l’appareil photo.

Objectif destruction

La problématique première des visiteurs est la destruction des couverts végétaux. Sans surprise, de nombreux constructeurs se sont lancés sur ce marché avec des rouleaux inspirés du système Faca, c’est-à-dire avec des lames disposées en hélice autour d’un rouleau. Là, chacun y va de son dispositif, depuis l’impressionnant MaxiCut de Dal-Bo, de 810 mm de diamètre, jusqu’à des solutions plus compactes à installer à l’avant des semoirs rapides et des déchaumeurs. Bonnel se distingue avec un combiné avant-arrière, à l’image d’un combiné de fauche, qui permet de gérer les couverts sur une largeur de 9 m tout en conservant un gabarit de tracteur acceptable.

Des démonstrations plus ciblées

Les démonstrations sont l’ADN d’Innov-Agri, et l’édition de 2018 ne renie pas ses origines avec de nombreuses machines présentées en action. Néanmoins, les habitués ont rapidement remarqué que les traditionnels défilés de machines mises en terre ont cédé la place à des démonstrations plus ciblées, réalisées à la demande des agriculteurs. Pour plusieurs spécialistes de travail du sol, il n’est plus question de passer et repasser sur les mêmes bandes de terre, histoire de faire tourner les machines, mais plutôt d’argumenter sur les effets agronomiques sur la base d’un essai personnalisé.

Grégoire-Besson a même fait le pari de remplacer les démonstrations par une fosse pédologique dans laquelle les visiteurs peuvent évaluer le travail et l’effet sur le sol de chaque machine de la gamme. Du côté des machines de récolte, les ensileuses ont toujours la faveur des visiteurs, mais les moissonneuses-batteuses qui travaillent dans des cultures peu conventionnelles, comme le persil chez Case IH et le pois chiche chez New Holland, ont suscité la curiosité en testant les limites de la machine.

Les liaisons s’affichent

Comme tous les salons, Innov-Agri offre l’occasion aux constructeurs d’afficher leurs nouvelles alliances ou leurs divorces. Ainsi, Amazone et Krone sont installés pour la première fois sur des stands diamétralement opposés, depuis la séparation des deux entités pour la commercialisation en France. Le néerlandais Steketee, spécialiste du binage, profite de ses dernières heures de célibat. Racheté par Lemken la semaine dernière, il bénéficie encore d’un stand à part sous les couleurs de son importateur Stecomat.

Chez Kverneland, l’intégration de Great Plains est définitivement entérinée. Certains produits, comme le décompacteur FL et le déchaumeur à disques indépendants DTX, construits avant le rachat dans l’usine Simba en Grande-Bretagne, sont désormais produits dans l’usine française de Kverneland, aux Landes-Genusson (Vendée). Ils sont vendus sous la livrée rouge et la marque Kverneland. De leur côté, les produits qui ont pour vocation d’être vendus en majorité sur le continent américain restent sous les couleurs Great Plains, mais arborent un autocollant Kverneland.

Ces changements n’ont pas semblé perturber les visiteurs, qui sont rapidement retournés à des présentations de solutions électroniques, l’autre point fort de cette édition. Les possibilités de l’Isobus sont enfin concrètes et les capteurs connectés ne font plus peur. Preuve en est, la forte fréquentation des stands réservés aux nouvelles technologies et aux start-ups. L’agriculture high-tech est plus que jamais une réalité.

Par l’équipe du machinisme de « La France agricole »