Ici, point d’hôtesses pour vous accueillir et vous renseigner. Des robots « hôtes » font parfaitement l’affaire. Bienvenue au salon InnoRobo 2017, un événement qui se déroule cette année à Paris du 16 au 18 mai 2017 et regroupe tout le petit monde de la robotique avec quatre grandes thématiques : service à la personne, industrie, logistique et agriculture. Dans les allées de ce « mondial de la robotique », c’est déjà demain. Des robots à structure molle remplacent les carpes koï dans les bassins et les drones tiennent dans le creux de la main.

L’agriculture citée en exemple

Mais il suffit d’évoquer l’agriculture avec un exposant pour que son regard commence à pétiller. Car tous ici ont compris le potentiel immense de la robotique pour les exploitations agricoles et l’exemple des robots de traite et des autres automates d’astreinte, adoptés en moins de dix ans par de nombreux agriculteurs français, est dans toutes les têtes. Ici, dans ce temple de la high-tech, l’agriculture est citée en exemple. Bien souvent, ce sont les besoins de l’armement qui guident le développement d’un robot mais la première application civile envisagée concerne l’agriculture.

Le robot PUMAgri dévoilé

C’est d’ailleurs un robot agricole qui accueille le visiteur à l’entrée du salon. PUMAgri est une réalisation du Sitia, un consortium dans lequel figure notamment Irstea. Cette plateforme universelle mobile, dont le gabarit est semblable à celui d’un tracteur classique, embarque un ensemble de capteurs et peut réaliser un grand nombre d’opérations, dont le traitement et le désherbage. Plus petit sur le stand voisin, le porteur 4mob du toulousain Sterela est la première réalisation à vocation agricole d’une société spécialisée dans les applications pour Airbus et l’armée.

Un drone météo

Le stand de la Corée du Sud attire de nombreux visiteurs avec des innovations telles que le drone qui embarque une station météo. Ce dernier peut récupérer des informations à 2,5 km de hauteur et réaliser photos et vidéos. L’exosquelette de GoBio-robot présente aussi un potentiel important pour l’agriculture. Ces structures peuvent soulever jusqu’à 15 kg, sans aucun effort de la part de l’opérateur qui le porte. Une version avec des jambes, pour le maraîchage, est également en développement.

C. Le Gall