« La production d’huile d’olive est exceptionnelle, et va varier entre 260 000 et 280 000 tonnes contre 100 000 tonnes lors de la saison 2016-2017 et 140 000 en 2015-2016 », précise Chokri Bayoudh, P.-D.G. de l’Office national de l’huile (ONH), l’organisme gouvernemental chargé de cette production stratégique pour le pays. Près des deux tiers de la production, soit environ 200 000 tonnes, seront destinés à l’exportation, surtout vers les marchés européens et américains.

Un revenu de 700 millions d’euros

La récolte vient de débuter, et son abondance devrait donner un peu d’air, notamment dans les régions rurales qui manquent d’emplois. Les revenus de l’exportation d’huile, dont l’ONH estime qu’ils devraient dépasser les deux milliards de dinars (environ 700 millions d’euros), sont essentiels pour l’économie tunisienne, actuellement en difficulté.

L’huile d’olive pour « éviter le pire »

En 2014-2015, la Tunisie avait atteint le rang de premier exportateur mondial avec une production record de 300 000 tonnes, pour des revenus de près d’un milliard d’euros. Cette performance avait, selon le gouvernement de l’époque, permis « d’éviter le pire » pour l’économie tunisienne, alors en plein marasme du fait de la profonde désaffection touristique liée à une série d’attentats.

Après plusieurs années d’atonie, la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,3 % en 2017, soutenue par l’agriculture, les phosphates et le tourisme, selon le Fonds monétaire international (FMI), qui a effectué une mission dans le pays l’été dernier.

AFP