En réponse à un courrier de Christine Noiville, présidente du HCB, les organisations de la société civile et paysanne démissionnaires (1) du CEES (Comité économique, éthique et social) de l’organisme public, ont dans une lettre ouverte datée du 29 mars 2017 conditionné leur retour à une réglementation sur les « nouveaux OGM ».

La présidente avait dans son courrier du 13 mars dernier demandé à ces organisations de revenir au CEES qu’elles avaient quitté l’an dernier sur fond de « censure d’un avis divergent d’un membre du Comité scientifique du HCB » sur le sujet des nouvelles biotechnologies.

« Nous réaffirmons notre souhait de pouvoir exercer, en tant qu’organisations paysannes et de la société civile, nos droits et nos devoirs de participer à la prise de décision concernant les biotechnologies, dans le cadre du CEES du HCB qui est le cadre institutionnel prévu à cet effet », écrivent-elles. Mais les organisations expliquent qu’elles ne peuvent pas revenir au CEES « tant que l’on nous demandera d’accepter d’exclure la plupart des nouvelles techniques de modifications du génome de la réglementation prévue à cet effet ».

Opposition à toute déréglementation des OGM

Les signataires de la lettre ouverte se disent « fermement opposés à toute déréglementation des OGM, qu’ils soient anciens ou nouveaux ». Les organisations souhaitent par ailleurs des « modifications importantes de la gouvernance du HCB et de son fonctionnement interne pour permettre, entre autres, la poursuite de la réflexion sur les aspects éthiques de l’évaluation qui incombent au CEES et la prise en compte de l’expertise citoyenne et paysanne. »

I.E.

(1) Amis de la Terre, Confédération paysanne, Fnab, FNE, Greenpeace, Réseau Semences Paysannes, Unaf.